Fremont s'était refugié chez lui pendant ce qu'il avait appelé "le cataclysme". la peur au ventre et l'effroi s'était emparé de lui face à cette guerre opposant vie et mort. Il pensait son heure venue, il avait fait tout ce qu'il pouvait. Il n'était ni un guerrier, ni un mage, il avait apporté sa contribution mais ca s'arretta là. Maintenant il attendait la mort avec tristesse. Ses derniers jours il avait decouvert une envie de vivre face à tous ses secrets et ses decouvertes, une envie de vivre dans un monde qui avait tant à offrir pour celui qui savait où regarder. Dehors il entendait les cris des pauvres gens et les murmures funestes de créatures que jamais il n'aurait osé regarder en face. Il se decida alors, au cas où il viendrait à mourir, d'écrire une dernière lettre, comme une trace de lave sur la roche, quelque-chose qui temoignerait de son passage à Rivage de Fortune. Il fit les quatres cents pas chez lui, un long moment à reflechir sur ce qu'il allait noté. Puis prit une plume et un parchemin.
Chères amis.
J'estime qu'après toutes ses épreuves que nous venons de passer, même si ce n'est guère une amitié franche et sentimental, nous sommes unis par la coup du sort, par la douleur et peut être ce soir par le chagrin avant d'être séparé par la mort. Je tenais à vous dire que le vieil homme que je suis n'avait rien vêcu de plus exaltant que ses derniers jours, c'est un beau cadeau que la vie m'a faite. J'ai longtemps rêvé d'une autre vie en ancien politicien de Sanctum que je fus, mais jamais je n'eus osé passé cette mince et pourtant si difficille frontière qui sépare la vie d'un homme avec celle qu'il aimerait avoir. Ici, je me suis senti exister pour ce que je suis. Ha certains me diront vieil heberlué un peu fou, mais ne vous prenez pas trop au serieux, la vie est trop courte pour occulter tout le plaisir que nous pouvons en tirer.
J'entend la mort qui gratte à ma porte, ce soir ce grand cataclysme m'apprend qu'il n'y a pas d'age pour mourir, je n'en ai plus l'envie. J'ai envie de vivre, et encore longtemps! De decouvrir les secrets que renferment notre monde, comprendre ce qui nous entoure, voir même m'y bruler les doigts. J'entend la bataille qui fait rage dehors mais je n'ose aller voir, certaines peur sont tenaces.
Si je m'en sors, je compte rentrer à Sanctum, retourner auprès de ma femme quelques temps et emporter ses pierres avec moi pour les étudier, bien sur vous pourrez me rendre visite quand vous le souhaitez. Nous sommes unis par le destin,serai je assez fou pour le défier? Non la vie m'a appris à accepter ce qu'elle m'offrait.
Sire Elfe, je m'inquiète tout de même pour vous. Bien que je me doute de vos grandes capacités j'en ai eu la demonstration avec un certain effroi je dois l'avouer. Mais n'oubliez jamais que c'est vous le Maitre, c'est vous qui la soumettez à votre volonté et ne laissez jamais le contraire se passer. Car je me ferai une joie de venir vous corriger à coups de pieds dans le posterieur!
Khuram nous n'avons guère eut le temps de faire plus ample connaissance, mais vous avez une ravissante femme. Une ravissante femme qui m'a rappelé avec nostalgie mes années passées. Bah vous savez quand on est fort agé, on fait avec ce qu'on a. certaines machines ne fonctionnent définitivement plus à la fin et toute l'huile du monde ne peut rien y faire pour le pauvre Homme que je suis. Ca doit être ca qui fait qu'on accepte une fois vieux plus facilement ce qu'il nous reste à la maison. Passez à Sanctum à l'occasion avec votre dame, je serai heureux de vous servir un verre, et de discuter.
Toutes mes plus sincères amitiés.
Fremont Millepertuis.
PS: Si Khuram ou Legendeur avait le courrier en premier, faites le transmettre à l'autre interessé je vous prie. Et passez mes salutations à la naine au sacré caractère, je suis soulagé pour mes oreilles qu'elles puissent se tenir loin d'elle quelques temps et se reposer.
Le vieil homme plia le parchemin sur la table avant d'aller préparer ses affaires, il devait réussir à quitter Rivage vivant. car il avait pas envie ensuite de devoir supporter le sermont d'abandon de sa vieille harpie de femme dans l'au delà et cela pour l'eternité. Quelle horreur! Mais avant il devait récupérer les pierres! Malheur! Comment faire? Il preferait encore la damnation éternelle avec sa femme plutot que l'ignorance. Le vieil homme prit alors son courage à deux mains, prit la lettre entres ses mains et se rua chez Legendeur, il y a déposa le courrier sous sa porte avant de courir pour rejoindre le petit génie qui était occupé, à faire fonctionner le globe. Il était hors de question de toute facon qu'il laisse le globe aux mains d'un gamin seul. Il aurait de toute façon tout le temps de reposer après, vivant, ou mort...
Le vieux serait de la bataille!