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Discussion: Autant de rides que de chemins.

  1. #1

    Par défaut Autant de rides que de chemins.

    La nuit était tombée sur Sanctum apportant un calme amorphe à ses rues. Toutes les fenêtres et portes étaient closes et des lueurs émanant de chandelles et de lanternes filtraient à travers les fenêtres comme autant de lucioles immobiles. Dans le quartier populaire les modestes demeures de bois se tenaient cote à cote, elles semblaient se rapprocher entres elles comme pour se rechauffer de ce rude hiver qui commencait et qui déjà les baigner d'un mince chale blanc alors que tombait du ciel autant de petits pois blancs, de minuscules perles blanches. Devant la petite maison des Marsley, deux enfants jouent gaiment, ils prennent de la neige avant de se la lancer dans des éclats de rire de plus en plus sonore. Quand un grincement se fait entendre puis une voix forte, un voix de chartreuse, celle de Genova Marsley, la mère (très bien portante) des deux gamins.

    -Jon! Denry! Rentrez tout d'suite à la maison! La soupe va refroidir et vot' père rale déjà. Beugla t'elle facon poissionnière de marché.

    -Mais 'man! On a pas pu jouer longtemps! Tu nous a embetté toute la journée avec nos tr...
    sembla se défendre un des deux garcons de manière courageuse face à cette mère aux allures de guerrières nordiques.

    -J'ai dit on rentre! Vos gueules à la maison! Allez, non mais c'est pas possible! Ha Victor tu m'en reprendras pas de te refaire des fils hein!

    Un ronchonnement incompréhensible sembla venir de derrière tel un ours que l'on aurait soudainement reveillé et qui n'en serait pas ravi.

    -Ha ouai tu t'en fous toi des gamins hein?! Ca t'es égal tant que tu as tes pantoufles et ton g'nièvre! Pourri va! Allez maintenant on rentre les gosses! Sa voix se faisait de plus en plus stridente.

    -Nan! On joue encore!

    -On rentre! Tout d'suite!

    -Nan! Jon l'ainé croisa les bras devant Denry et sembla défier sa mère dans une moue boudeuse.

    -Bon ca va suffire cette bazardise!

    Une voix sortit de la fenêtre voisine, une voix grave et grondante tel un vent d'hiver. Tous se retournèrent alors vers cette fenêtre qui se situait juste à la maison voisine. Une tête y depassait, ou plutot ce qui semblait être une tête coiffé d'un bonnet de nuit pointu à pompom bleu d'où longait une longue et épaisse barbe blanche. Deux petits yeux bleu percants fixèrent Jon, Denry, puis s'attardèrent sur Genova Marsley.

    -Ha le vieux Fremont! Encore en train de raler!

    -Je ne rale pas madame! Je m'expressionne! Vous faites un tel raffut que même le conseil doit vous entendre.

    -Du raffut vous dites! Ha vous n'en faites pas peut être vous la journée avec toutes vos...vos...avec tous vos trucs la journée?!

    -Grmmblblbl..La barbe du vieil homme semblait trembler d'elle-même d'effroi ou d'énèrvement qui sait. Mes trucs? Ha vous parlez surement de mes vréations! Ha mes incentions! Des choses qui vous depassent totalement.


    La bonne femme le regarda, ses deux gros yeux semblaient se gonfler comme deux ballons.

    -Ha! Vos machines de l'enfer oui! Vos bizarries! Elle fit un pas en avant et pointa un doigt semblable à une petite saucisse.

    -Ignorulte! Malvenue! Fille de l'oubli!! Vociféra le vieux fremont dont le pompom du bonnet lui était maintenant tombé sur le nez.

    Il pointa lui aussi un index gracile et osseux par dela la fenêtre comme si il dressait un glaive, un combat de doigt, un duel à mort où pour sortir victorieux il fallait desarmer l'autre de son index falacieux. Les deux enfants sentant l'heure grave et la crise qui s'annoncait rentrèrent de peur ou peut être d'ennui.

    -Fremont Millepertuis!! Ca suffit maintenant! Laisse la voisine tranquille et rentre! Il fait froid non mais! Tu es en train de faire sortir toute la chaleur de la cheminée! Tu vas aller me rechercher du bois tu le sais ca hein? Fremont!


    Une voix tel un cri de harpie semblait venir du plus profond de la maison. Une voix qui fit dresser les poils de barbes du vieil homme en une brosse à gratter hirsute. Ni une ni deux, le vieux Fremont remballa son terrible doigt et se retourna.

    -Oui ma tendre épourie...Tout..tout de suite ma Simone...

    Puis le vieux disparu de la fenêtre, quelques marmonnements se firent entendre ainsi que quelques jurons d'une voix de femme qui semblait toujours venir de l'intérieur de la maison du vieil homme puis lentement la tête de Fremont réapparu à la fenêtre, il jeta un oeil à gauche puis à droite, un flocon de neige se posa alors sur son nez. Genova Marsley haussa les épaules alors face à son étrange voisin et lacha un long soupir, un soupir qui ferait fuir un taureau en rut.

    -Ho madame Marsley! Bien le bonsoir. Dit Fremont surpris. Que faites vous dehors à une heure si nuidive? Vous devriez rentrer vous allez prendre froid. Aurevoir Madame Marsley, aurevoir.

    Il ferma ensuite la fenêtre lentement.

    -Cinglé...complètement cinglé....lache Genova Marsley avant de rentrer chez elle en claquant la porte et en laissant les rues de Sanctum dans leur calme habituel.
    Dernière modification par Fremont ; 19/11/2011 à 21h38.
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    Cauchemar de famille de France.


  2. #2

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    La vie à Sanctum était calme. Le vieil homme avait entendu parlé des derniers événements et des personnes qui s'étaient mis en danger pour le bien de la cité.

    Il reçut une lettre bien énigmatique.

    Fremond Millepertuis,

    Nous avons entendu parlé de vos incroyables talents. Mes associés et moi avons besoin de votre aide pour en découvrir davantage sur des machines très intéressantes. Je sais que votre curiosité ne pourra passer sur cette offre malgré la distance que vous allez devoir parcourir pour nous rejoindre.

    Nous avons à notre disposition une source d'énergie non négligeable qui permettrait de mettre en place de grandes possibilités aussi bien pour tout objet qu'au cours de rituel. Cette source d'énergie est capable de faire de grandes choses et reste très rare. Toutefois, nous avons la chance d'en posséder un stock.

    Ce qui permettrait à quelqu'un comme vous de faire des recherches précises.

    Le voyage vous sera payé afin que vous arriviez le plus rapidement possible à destination.

    En espérant que vous accepterez notre offre,
    Il'Nerin Coail.

  3. #3

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    -Simone! Tu ne sais pas où se trouve mon rotateur filarmonieux?

    Le vieil homme était encore en pyjama alors que dehors la vie de la cité battait son plein. Son bonnet de nuit sur la tête il farfouillaitt dans toute la maison bazardant devant lui de nombreux gadgets à la recherche de son saint Graal.

    -Non Fremont! Ecoute va t'habiller déjà, non mais imagine qu'on recoit de la visite.

    La petite voix percante de Simone percait à travers la cuisine quand celle ci apparut à travers l'encadrure de la porte. Une petite femme au visage pincé, ce fut surement une jolie femme autrefois mais dont l'excès de peau avait malhereusement fait des ravages avec le temps tombant petit à petit jusqu'en bas des joues tel un air de bouldog francais. A la vue du carnage que Fremont avait effectué dans la maison pour trouver sa pièce manquante, Simone fit un bond effarée.

    -Fremont Millepertuis! Quel est ce bazard! Non mais ce n'est pas possible! Regarde moi ca! Ha on voit que ce n'est pas toi qui nettoie et qui range ici!

    Fremont se retourna brièvement sur sa femme avant de continuer à chercher son rotateur se traçant un passage tant bien que mal au milieu de ce joyeux bordel.

    -Je n'ai pas le temps Simone! J'ai besoin du rotateur c'est urgent! Mais où est il sacrebleu?!

    Celui ci passa devant Simone et s'arretta un instant à ses cotés le visage tendu, par habitude elle prit le Briquamadou sur la table de la cuisine et lui alluma sa pipe. Fremont prit alors une grande inspiration et recracha une fumée aussi épaisse qu'un nuage de brume sur la surface du Loch puis reprit sa route hasardeuse tournant en rond dans la maison.

    -Tu devrais t'habiller déjà, imagine que Barbella vient nous rendre visite, tu aurais l'air fin en pyjama.

    -Notre fille ne passe qu'au soir enfin tu le sais bien. Ha si tu ne lui avais pas mis ses folles idées dans la tête lorsqu'elle était jeune, elle ne travaillerait surement pas dans l'administration aujourd'hui pour Sanctum...Mon horloge à main, non...Ha! Peut être là...

    Il souleva une petite caissette en bois et la retourna laissant tout son contenu se renverser au sol fouillant dans les quelques debris et autres objets sonnant et sautillant.

    -Fremont ca suffit maintenant!

    -Pas maintenant Simone. je n'ai pas le temps dois-je vraiment me repeter. Tout cela est de ta faute toi et ta manie de vouloir tout ranger. Ha l'ordre est le plus grand fléau des esprits brillants comme moi, et la femme le plus grand outil au service de ce fléau ma chère.

    La vieille Simone lacha un long soupir, elle se décida de se emttre elle aussi à la recherche du rotateur avant que le foyer ne ressemble à un champ de bataille devasté par le plus grand des dragons.

    -Je dois à tout prix le retrouver, ma morloge s'est arretté. Tu sais à quel point je n'aime pas être sans repère temporel.

    Le vieil homme s'arretta un instant se posant contre le bord de la table puis regarda sa femme à quatre pattes par terre qui semblait plutot se battre avec la poussière qui l'entourait.

    -Mais que fais-tu Simone?

    Celle ci releva alors la tête et se cogna contre un petit guéridon branlant.

    -Aie! Ben quoi qu'est ce que je fais? je cherche ta maudite pièce là enfin!

    Fremont tira quelques bouffées de sa pipe en regardant sa femme d'un air incrédule.

    -De quoi tu parles? Je ne cherche rien du tout. J'ai bien autre chose à penser enfin Simone.

    La vieille femme lui jeta un regard blasé, elle aurait voulu lui lacher des jurons mais elle se contenta juste d'un long silence la bouche grande ouverte.

    -Mais enfin ferme dont ta bouche, tu vas y attirer les mouches. Au fait figure toi que j'ai recu du courrier ce matin.
    Fremont prit sa pipe entres les doigts et attrappa le briquamadou puis ralluma le foyer avant de retirer une grosse bouffée

    -Du courrier? Qui peut bien nous envoyer du courrier. On ne reçoit jamais de courrier!

    -Ben si j'ai recu du courrier et à mon nom! Héhé! Jalouse hein?

    -Montre-moi ca plutot que de dire des bêtises.
    Dit elle en avancant.

    -Non! pour que tu me le voles! Jamais, c'est peut être une belle jeunette.

    -FREMONT MILLEPERTUIS
    . Ca y'est, la harpie reprennait vie.

    Le vieil homme fit un pas en arrière sa barbe frissonant. Il sortit un parchemin chiffonné de sa poche et le tendit à sa femme. Celle-ci l'attrappa de ses doigts osseus et graciles, et posant une petite paire de lorgnette sur le bout de son nez y lut le contenu.

    -Qu'est ce que c'est que ca encore? Et tu avais l'intention de me le dire au moins?

    -De quoi parles tu? Dit le vieil homme en froncant ses sourcils broussailleux semblable à une haie mal taillée.

    -Ca m'a l'air sérieux cette affaire, tu comptes y aller? Dit elle l'air encore plus pincée que d'habitude.

    -Aller où? De quoi tu parles?

    -Ben de ton courrier triple buse!

    -Ha? je ne sais pas je l'ai pas encore lu!

    -Quoi?

    -Ben oui! j'ai pas eu le temps figure toi que je me suis rendu compte que ma morloge s'était arretté et qu'il fallait que je change une pièce, un petit ro...Mon rotateur filarmonieux où est il?! J'en ai besoin.

    Les deux vieux reprirent alors leur fouille tel une danse frénétique.

    -Simone que dit la lettre?

    -Il semblerait que quelqu'un est besoin de ton aide. pour des machines rares où je ne sais quoi.

    -Hein? Fremont s'immobilisa.

    -Oui lit par toi-même.

    Il prit le parchemin dans ses mains et commenca à le lire.

    -Mais quelle dialectes est ce dit moi? Je ne comprend pas.

    -Quoi? S
    imone s'approcha alors et jeta un oeil au parchemin, elle l'avait lu il y a quelques minutes et elle avait parfaitement compris.

    -Vieux sénile, tu lis le parchemin à l'envers!!

    Le vieil homme retourna alors le morceau de papier et prit un air beaucoup plus détendu.

    -Ha oui en effet c'est bien plus clair. Alors...curiosité blablabla...machines..blabla..hein une source d'énergie rare? Des stocks? Interessant. Qu'en penses tu Simone?

    -C'est si loin que cela tu crois?

    -Je ne sais pas.

    -Tu vas accepté?

    -Je ne sais pas.

    -Et qui dois tu contacté?

    -JE NE SAIS PAS!

    Un long silence prit possession des lieux. Les deux vieux se regardèrent. Même si Fremont lui avait dit "je ne sais pas", elle savait très bien qu'il irait, elle n'avait jamais pu le retenir quand la curiosité s'imiscait dans leur couple. Elle laissa Fremont et monta à l'étage le laissant seul avec ses pensées. Celui-ci resta un instant immobile face au séjour qui ressemblait plus à un fourbi anarchique puis rangea le parchemin dans sa poche.

    -Simone! Prepare mes affaires! Cria t'il.

    -Je sais Fremont! J'ai déjà commencé à le faire! Repondit une voix aigu à l'étage, une voix qu'il savait sanglotante.
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  4. #4

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    Le vieil homme sortit de chez lui pour s’engouffrer dans les rues de Sanctum. Il sortait rarement et ses premiers pas au milieu de la foule furent timide. Regardant autour de lui, il avait oublié quel point la vie de la cité était si bouillonnante malgré l'aspect paisible qui émanait de la cité. Mais le peuple se fit de moins en moins nombreux au fur et à mesure qu'il quitta le vieux quartier populaire et ses maisons en bois pour entrer dans les jardins qui bordaient l'imposant Sanctuaire, centre névralgique politique de la cité.
    Il hasarda quelques instants sur ses chemins bucolique, profitant des quelques rayons de soleil et des senteurs fraiches d'hiver des jardins. Devant lui s'imposait l'imposante battisse, il se frotta alors sa longue barbe machinalement signe de réflexion et serra le petit parchemin dans sa main. Relevant le pan de sa longue toge blanche, il se mit lentement à grimper le long des marches du sanctuaire s'arrettant plusieurs fois pour reprendre son souffle. Une fois entré cette atmosphère si particulière reprit possession du vieil homme, tel de vieilles habitues ayant la dent dure, ses petites choses que l'on croit avoir oublié jusqu'à les ressentir à nouveau et se rendre compte alors qu'on n'oublie vraiment rien. Il lâcha alors le pan de sa robe qui retomba au sol dans toute sa longueur et se décida à arpenter ses couloirs sacrés jusque le bureau de l'actuel Chambellan. Ses pas résonnaient comme un écho qui lui rappelait un passé qu'il s'était efforcé d'oublier, sur le carrelage de marbre entouré de ses murs aussi blancs que pur et éclatant. Il en ressentait une certaine satisfaction, comme une brève illusion d'être de retour lui l'ancien homme politique, lui l'ancien Chambellan aux idées novatrices mais très vite alors qu'il croisa quelques personnes dont certaines connaissances qui ne manquèrent pas de lui serrer la main dans un sourire de convenance qui n'avait hélas rien de naturel. Surement se demandèrent ils ce que lui, le Chambellan déshérité revenait faire en ses murs sacrés. Mais Fremont n'en laissa paraitre rien, à vrai dire le vieil homme n'avait pas cette mentalité si malsaine qui planait tel un démon sournois, un poison virulent dans les esprits des politiciens du Sanctum, lui il croyait en l'Homme, il était humaniste et libertaire, humble et visionnaire, si loin de ses technocrates qui voyait le perron du Sanctuaire comme une frontière entres eux et le bas peuple. Ironie de la situation que tant d'esprits mauvais et manipulateurs vivaient dans un sanctuaire représentant la paix, la sécurité et surtout l'espoir. Quand enfin il arriva devant la porte où était forgé sur une grande plaque de métal doré.

    "Chambellan de Sanctum".

    Il toqua à la porte. Pas de réponse. Le vieil homme toque une seconde fois plus fort. Une voix grave et sèche se fait alors entendre.

    -Entrez et posez donc mon déjeuner sur le coté je suis occupé.

    Fremont s'éclaircit alors la gorge puis entra lentement refermant la porte derrière lui.

    -Hélas je ne vous apporte pas le déjeuner Chambellan mais j'ai toujours un peu de tabac si cela vous sied.
    Dit il d'un ton agréable et amusé toujours prompt à réchauffer l'atmosphère si glaciale de ses lieux.
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  5. #5

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    Le chambellan soupira en entendant la voix. Non pas qu'il n'aimait pas Fremont mais il le trouvait un peu collant.

    - Entrez, Fremont.

    Le bureau du chambellan était couvert de papier. Visiblement il était très occupé ces derniers temps.

    - Qu'est ce que je peux pour vous?

  6. #6

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    Le vieil homme entra dans le bureau tout en restant de bout, il tenait aux bonnes manières.

    J'ai recu un étrange courrier est ce que le nom de Il Nerin Coail vous dit quelque chose?
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  7. #7

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    Le chambellan posa sa plume dans l'encrier puis regarda un instant Fremont.

    - Dans quoi allez vous vous fourrer encore?

    Il haussa les épaules.

    - Je ne connais personne de ce nom dans la région. Vous avez entendu ce nom où?

  8. #8

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    Le vieil homme se caressa la barbe en longueur un instant restant silencieux. Il ne souhaitait pas trop en dire sans paraitre non plus suspect de quelconque cachoteries. Au bout de quelques secondes qui semblaient une éternité dans le silence glacial du bureau il se racla légèrement la gorge.

    -J'ai recu une invitation, il semblerait que l'on est besoin de mes compétences dans l’ingénieure. J’espérai que vous connaissiez ce nom pour m'apporter quelques précisions. Je cherche simplement à savoir si cette invitation est sérieuse en fait. Bon tant pis. Je ne vais pas vous faire perdre votre temps. L'invitation parle d'un voyage donc d'une destination lointaine. Je me demande si je serais toujours couvert par l'autorité du Sanctum. Bah! Je ne sais même pas quelle est cette destination! C'est surement une supercherie visant à me faire perdre mon temps.
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  9. #9

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    Le chambellan haussa un sourcil.

    - Attendez, Fremont, cela me rappelle quelque chose. Il faut dire que je n'y avais pas prété garde la première fois. Je reçois parfois certaines lettres à votre nom et je les ouvre rarement car les sujets sont souvent... Comment dire... Aléatoire.

    Il sourit un peu puis ouvrit son tiroir en sortant un courrier. Il sortit un couteau pour l'ouvrir et en lut son contenu.

    Il haussa ensuite les sourcils regardant Fremont.

    - Il semblerait qu'on demande à vous préparer une expédition vers Rivage de Fortune dans la région de Sable Chatoyant. Et on paye rubis sur ongle.

  10. #10

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    Alors qu'il se préparait à faire volteface pour sortir et laisser le Chambellan à ses travaux le vieil homme s'immobilisa. Il fut tout d'abord surpris, surpris d'avoir du courrier encore au sanctuaire en qualité d'ancien Chambellan mais aussi surpris qu'on puisse juger de la qualité de ses courriers à sa place. Mais peu importe maintenant, il semblerait qu'enfin de compte il pourrait s'être trompé et que cette expédition ne soit pas une mauvaise blague. Il fit deux pas vers l'avant, deux pas qui claquèrent sur le carrelage blanc et froid comme un marteau sur de l'acier et se pencha légèrement vers le Chambellan en souriant.

    -Ha voyez Chambellan, il semblerait que j'ai tout de même bien fait de venir. Il me semble que cette proposition devienne des plus sérieuses. Avez vous encore ce courrier en question, et puisque nous y sommes. Avez vous d'autres courriers "aléatoires" et dormants à mon nom dans MON ancien bureau.
    Dit il d'un ton plein de malice, mais qui était bien destiné à lui démontrer son mécontentement.

    Il posa une main aux longs doigts fin et gracile sur le bord du bureau.
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