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Discussion: Il était une fois

  1. #1

    Par défaut Il était une fois

    J'aimerais vous inviter (sans obligation d'achat ) à partager toutes histoires qui pourraient commencer ou qui commence par "il était une fois".

    Voici le mien.

    «Dans la nuit dansaient la lumière d’une petite fenêtre, celle d’une chaumière, une petite demeure qui abritait un couple bienheureux.
    Lui, assis sur une chaise, jouait allègrement de la flûte tandis qu’elle faisait tinter les clochettes d’argent qui scintillaient sur ses fines chevilles. Elle tournoyait autour de lui ,ponctuant la mélodie d’éclats de rire cristallins.

    Quiconque aurait regardé par l’unique fenêtre aurait vu l’image d’un éternel bonheur !
    Quiconque aurait poussé la porte de cette chaumière serait tombé en enfer !

    Car, c’est ici que vivait le plus sinistre des couples. Deux sorciers, maîtres des illusions.
    Bellam, fille d’une harpie et d’un elfe et Natchkar, fils d’un satyre et d’une sorcière.
    De leur chaumière, perdue au fond des bois, ils attiraient les voyageurs égarés par leur douce musique. Les dévorant, laissant un court instant, leurs cris de terreur troubler la sérénité des bois.

    Machtar était un jeune guerrier, le regard clair comme tous les fils du Nord, les cheveux de jais. Il n’était pas le plus fort des fils du comte mais son regard pétillait de la même intelligence que celui de sa mère la belle Timda.
    Cette dernière aimait raconter de belles histoires et un jour elle raconta celle de Bellam et Natchkar, le jeune homme en fut effrayé, si effrayé qu’il subit les moqueries de ses frères durant de longues semaines.

    Avait-il bien réfléchi? J’en doute mais il fit ses paquets et, une nuit, il quitta le domicile familial, partant à la recherche du sinistre couple. Il ne lui fut pas difficile de trouver les bois cachant la chaumière.
    Mais que faire ? Il n’était pas un érudit en magie et son épée lui paraissait parfois bien lourde entre ses mains. Ni magicien, ni guerrier aguerri, que faisait-il là,face à la plus abominable des horreurs ? Mais il ne voulait fuir, il devait prouver sa valeur.
    Machtar recula dans les bois mais toujours en gardant bien en vue la chaumière. Il s’assit au pied d’un grand chêne et se plongea dans ses pensées. Il savait que sa seule chance, d’occire les sorciers, était de les faire sortir de leur demeure.
    Mais comment pouvait-il faire ? Leur demander de sortir ? Cela était ridicule ! Et il savait que l’effet de surprise était son plus grand atout, il savait qui ils étaient.
    Soudain il entendit le léger bruit d’une brindille se cassant, il sursauta et rapidement s’arma de sa dague. Quelle ne fut pas sa surprise de voir surgir la plus belle des jeunes femmes. Ses haillons trahissaient sa pauvre condition mais lorsqu’il plongea dans le noir de ses yeux, il s’y perdit à jamais.

    «Que faites-vous ici, Messire ? Ne savez-vous pas que ces bois sont hantés...
    -Par la plus belle des créatures que cette terre ai porté, dit-il en lui coupant la parole.
    -Je…je ne plaisante pas Messire, bafouilla-t-elle rougissante.
    -Je ne voulais pas vous gêner, Enchanteresse demoiselle… »,S’interrompt-il soudainement.

    Il avait enfin trouvé la solution, prendre les deux sorciers à leur propre piège et la divine jeune fille pouvait l’aider.

    « Damoiselle dont j’ignore le nom, je connais les dangers de ces bois et vous pouvez, par votre grâce, m’aidez à les chasser à jamais.
    -Comment pourrais-je vous aider ? Ces bois m’ont arraché mon plus jeune frère et si je puis le venger cela sera avec plaisir ! » Répondit-elle le regard fier.

    Machtar s’approcha de la belle et lui marmonna ses projets au creux de l'oreille quant il eut fini, un sourire radieux illuminait le visage de la jeune fille.
    Elle l’entraîna au loin, le jeune homme ne pouvait quitter des yeux son évolution gracieuse au travers les épais feuillages.
    Quant ils arrivèrent dans une petite clairière, la jeune fille s’arrêta et invita Machtar à se détendre, ensemble ils discutèrent de longues heures à l’élaboration de leur plan.

    La nuit avait couvert de son épais manteau la forêt depuis plusieurs heures quand la belle humaine réveilla l’endormi, elle n’eut qu’à effleurer sa joue de ses doigts fins pour qu’il se retire des bras de Morphée avec un doux sourire aux lèvres.

    « Le moment est propice à notre œuvre. J’ai trouvé tout ce qui pouvait nous être nécessaire. Lève-toi, chevalier ! »

    Machtar se leva, la douce voix de sa nymphe dispersa ses derniers doutes, il prit l’objet tendu par la belle et la suivit au travers bois. De jour comme de nuit, la demoiselle semblait connaître la forêt parfaitement.
    Mais qui était cette jeune humaine? Cela se pouvait-il que ce soit le fruit des amours charnels de Bellam etNatchkar ? Ou peut être une magicienne convoitant leur pouvoir?
    Machtar cessa de se poser ces questions, il la suivait tout simplement jusqu’au moment où ils arrivèrent en vue de la chaumière.
    La jeune fille attacha à ses chevilles nues de petites clochettes, que chacun de ses mouvements faisaient tinter d’un son harmonieux. Machtar prit l’instrument que la belle lui avait donné et doucement le porta à ses lèvres, il insuffla et fit sortir quelques mélodieuses notes. Elle le regarda souriante et lui fit signe que tout était prêt.
    Au loin, on pouvait entendre sans peine la musique s’échappant de la chaumière. Bientôt un homme approcha, Machtar se mit à jouer de la flûte tandis que la belle inconnue effectua une danse aérienne faisant tinter ses clochettes.
    Le résultat ne se fit pas attendre, le voyageur égaré quitta la route de la maisonnée et vint à leur rencontre.
    Ainsi deux heures durant, Machtar et sa jolie danseuse éloignèrent un à un les voyageurs égarés tant et si bien qu’avant l’aube, les deux horribles sorciers sortirent de leur demeure.

    «Montrez-vous, stupides créatures des bois ! Vociféra Bellam.
    -Que je vous trépasse et vous dévore ! Rajouta Natchkar.
    -Mais approchez donc sorciers, venez écouter notre sérénade qui sera, je le crains, votre chant funèbre ! »

    A ces mots, Machtar se précipita sur Bellam et lui enfonça dans le cœur un pieu de bois que la belle lui avait confectionné. Les hurlements de la sorcière eurent tôt fait de se rependre dans la forêt suivis de près par ceux de son époux.
    Natchkar invoqua une ombre maléfique qu’il envoya sur le guerrier mais la jeune fille s’interposa. Elle entama un chant dans une langue inconnue, des racines surgirent de terre pour enlacer l’ombre mais cette dernière pût tout de même porter un sérieux coup à la jeune humaine avant de disparaître sous la forme d’un jeune chêne.
    Sa belle nymphe gisant au sol, Machtar ne sut plus comment agir. Le sorcier en profita pour porter son attaque. Mais il n’était guère fort et le coup ne fit que peu de mal au jeune homme aguerri en matière de combat et notamment dans la reception des coups.
    S’en suivit un échange d'attaques, Machtar prenant soin d’empêcher le sorcier de lancer toutes invocations ou autres sorts maléfiques. Roulant, sautant de côté puis sa main vint toucher le pieu de bois qui avait mis fin au jour de la sorcière, il l’attrapa prestement et feignit une blessure.
    Natchkar, trop heureux, de se croire vainqueur de ce combat s’avança et se pencha vers le jeune homme pour lui cracher tout son mépris avant de l’achever. Le sourire qu’il avait sur le visage se figea en un rictus de douleur quand le pieu s’enfonça dans sa poitrine.
    La mort du sorcier fut suivie d’un énorme vacarme, la chaumière maudite s’écroula sur elle-même.
    Puis il eut un vent froid, si froid qu’il était à peine respirable, des centaines et des centaines d’âmes s’échappèrent des débris de la demeure.
    Une de ces âmes vint près de la jeune femme, Machtar aurait juré de voir les traits d’un jeune garçon dans la vaporeuse luminescence, ce dernier effleura de ses doigts invisibles le visage de la jeune femme, murmura quelques mots et s’en retourna vers sa demeure céleste.
    Machtar ,à son tour, s’avança vers la belle. Hésitant un moment, il lui déposa un chaste baiser sur le front puis la porta jusqu’au village. En chemin, elle se réveilla et lui dit d’une voix faible:

    « Je ne peux quitter ces bois, mon brave chevalier ! Ramène-moi dans la clairière. »

    A contre cœur le jeune homme obtempéra et, guidé, il retrouva le lieu enchanteur où il avait pu dormir quelques heures. Il déposa sa belle au centre de la clairière, elle le regarda tendrement et les derniers mots, qu’elle prononça, furent :

    « Je suis une créature de ces bois, une enfant des rivières et, en ce jour, je rejoindrai les rivières souterraines mais ne pleure pas mon brave chevalier car nous ne serons jamais séparés. »

    Machtar ferma les yeux un instant quant il les réouvrit il trouva à l’emplacement de sa belle, dont il ignorait toujours le nom, un parterre de liseron, il passa doucement sa main sur ces délicates fleurs et s’en alla le cœur lourd.

    Machtar désirait trouver la gloire mais il n’avait découvert que la peine de perdre un être cher.
    Comment peut-on souffrir autant de voir disparaître quelqu’un dont on ignore jusqu’au nom ?
    Harassé, le jeune homme rentra au château familial, les épaules basses, le visage tiraillé par milles tourments quant il entendit, venant de l’arrière cour, le tintement de petites clochettes.
    Il se mit à courir sous les yeux effarés de sa famille et lorsqu’il fit face à cette fontaine de marbre représentant une ondine portant des bracelets aux clochettes d’argent aux chevilles, il éclata d’un grand rire joyeux en répétant sans cesse :

    « Nous ne serons jamais séparé…nous ne serons jamais séparé! »

    Puis il se retourna vers ses parents et ses frères et leur raconta son incroyable aventure. Son frère aîné partit dans les bois pour tenter de retrouver les débris de la chaumière car on racontait que les sorciers étaient très riche mais plus personne ne le revît.
    Ne dit-on pas que la convoitise est le plus vilain des défauts ?
    Le puîné, émerveillé par l’aventure de son jeune frère, décida de partir aussi pour chasser dragons et autres chimères. On raconte qu’il sauva une riche princesse d’un lointain pays et l’épousa. Ses seules aventures furent de trouver un moyen d’occuper ses quatorze enfants.

    Quant à notre brave Machtar, il resta aux côtés de son père et devint un conseiller averti aussi bien pour les stratégies militaires que les questions de diplomatie. Mais ses moments favoris étaient lorsqu’il allait jouer de la flûte près de la fontaine de marbre.
    A-t-il trouvé une demoiselle capable de réanimer en son cœur la douce flamme de l’Amour ? Cela est une autre histoire. »

  2. #2

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    il commence pas par il était une fois !! tu triche

    :eidt oups mal lu tant pis

  3. #3

  4. #4

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    J'aime bien l'idée. Faut que je reflechisse à une histoire con maintenant. Ça fait tellement longtemps ...
    Au royaume des cyclopes, les borgnes sont aveugles.

  5. #5

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    Pourquoi j'ai un doute quant au temps entre 2 idées ...particulières ou Kaariennes

  6. #6

  7. #7

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    Jolie ! Merci Yza
    Jouis et fais jouir, sans faire de mal ni à toi, ni à personne, voilà je crois, toute la morale...

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