Bonjour à tous
En lisant ce matin le poème d'Yzadora, ça me rappelle une phrase que je voulais vous poster ici depuis quelques temps, mais que j'avais oubliée (l'âge sans doute).
Sur les posts qui parlent de ce qu'est un rôle, de jouer un homme ou une femme, et plus précisément de ce que l'on cherche en n'étant plus soi quand on incarne un rôle (rp), je repensais à ce qu'Ana avait écrit il n'y a pas longtemps quand il disait qu'il ne jouait plus Khuram, mais qu'il le "vivait". C'est aussi, et il le sait depuis toutes ces années que je l'ennuie, ma conception du rôlisme et ce pourquoi je continue à y être attaché.
Alors ce n'est pas exactement sur ça, mais voilà les mots, et en fait, si, je voulais les partager parce que j'ai l'impression que c'est exactement sur ça :
« Par l’art seulement nous pouvons sortir de nous, savoir ce que voit un autre de cet univers qui n’est pas le même que le nôtre, et dont les paysages nous seraient restés aussi inconnus que ceux qu’il peut y avoir dans la lune. Grâce à l’art, au lieu de voir un seul monde, le nôtre, nous le voyons se multiplier, et autant qu’il y ait d’artistes originaux, autant nous avons de mondes à notre disposition, plus différents les uns des autres que ceux qui roulent dans l’infini et qui, bien des siècles après qu’est éteint le foyer dont il émanait, qu’il s’appelât Rembrandt ou Vermeer, nous envoient encore leur rayon spécial.
Ce travail de l’artiste, de chercher à apercevoir sous de la matière, sous de l’expérience, sous des mots, quelque chose de différent, c’est exactement le travail inverse de celui que, chaque minute, quand nous vivons détournés de nous-mêmes, l’amour-propre, la passion, l’intelligence, et l’habitude aussi accomplissent en nous, quand elles amassent au-dessus de nos impressions vraies, pour nous les cacher entièrement, les nomenclatures, les buts pratiques que nous appelons faussement la vie.
Ce que nous n'avons pas eu à déchiffrer, à éclaircir par notre effort personnel, ce qui était avant nous n'est pas à nous. Ne vient de nous-même que ce que nous tirons de l'obscurité qui est en nous, et que ne connaissent pas les autres. »
Ce dernier paragraphe me frappe tellement ! C'est tellement ça, putain. Ca me parle parce que c'est une posture de vie qui englobe le rôlisme et qui parle de la vie dans son dévoilement - ou plutôt dans ses voiles qui nous empêchent de la toucher du doigt. Ca me parle peut-être aussi parce que ces deux dernières années ont été compliquées pour moi, je ne sais pas.
Ana, tu dis souvent que l'on vieillit et que l'on devient con quand on renonce à rêver ici, et tu dis qu'il faut regarder l'abîme (à moins que ça ne soit une phrase nietzschéenne de Khuram quand il tient une victime par le pied en haut d'une falaise), Khuram, Daliia, Ener, Val/Req, Mel, Aimsay et son intimisme, Celi qui ne joue que des femmes, tous, et tous nos persos passés, ceux qui nous ont marqué parce qu'ils ont fait corps avec nous (moi, c'est Lycan et Jhalde, et que dire des Anakior, des Kaelyne, des Galeldan), on aime tellement chercher à regarder l'obscurité qui est en nous, non ?
Allez, bises.![]()




), Khuram, Daliia, Ener, Val/Req, Mel, Aimsay et son intimisme, Celi qui ne joue que des femmes, tous, et tous nos persos passés, ceux qui nous ont marqué parce qu'ils ont fait corps avec nous (moi, c'est Lycan et Jhalde, et que dire des Anakior, des Kaelyne, des Galeldan), on aime tellement chercher à regarder l'obscurité qui est en nous, non ?
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. Nos pantins virtuels dansent derrière le voile obscur de notre conscience et c'est par nos mots, nos pensées qu'ils vivent. Ils sont et seront à jamais nous, un autre nous mais un nous tout de même.
