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Discussion: Eledia [Retiré]

  1. #1

    Par défaut Eledia [Retiré]

    - les questions indispensables -

    ~ sexe et age ~
    homme / 19 ans

    ~ Pourquoi vouloir rejoindre le mouvement Spiritus ~
    Après avoir demandé des informations au près de Khuram, puis d'avoir lu l'ensemble du forum, cela m’intéresse grandement de faire parti. De plus mon amour pour le RP m'a poussé à vous rejoindre et je souhaite contribuer à votre aventure et communauté !

    ~ où avez vous entendu parlé de nous ~
    D'un membre de ma première guilde, puis après j'ai contacté directement Khuram, ensuite je me suis renseigné sur le forum.

    ~ qu'est ce que pour vous la définition du roleplay ~
    Pour moi le Rôle Play est une aventure, une pièce de théâtre et un amusement avant-tout. On donne à notre personnage : un passé, une personnalité, du caractère, une vie. Généralement pour moi le BG va de paire avec ma définition. Ensuite, on le fait interagir, évolué dans un monde, et avec d'autre rôliste.

    ~ Quel est votre parcours sur les mmos/Jdr et autres ~
    => Une année de Dofus : Mon année "Kikoo-Lol" et Pro-SMS
    => Quatre mois de Guild War : Après mon année "Kikoo-Lol"
    => Sept ans sur Lineage 2 (Serveur Privé RP Stricte) : Là où j'ai forgé mon expérience, j'ai tout appris et appliqué le RP.
    => Deux mois de WoW (Serveur Privé RP Stricte) : Où j'ai découvert le RP de WoW qui ne m'a pas envoûté.
    => Un mois de Granado Espada
    => Un mois et demie de Rappelz
    => J'ai écumé d'autre F2P dont j'ai oublié le nom, comme Perfect World, Shaya, et j'en passe ...
    =>Deux mois Aion (Serveur privé RP Stricte) : Les serveur RP m'ont relativement déçus, les GM n'était pas assez mature.

    ~ êtes vous dans une guilde sur un mmo? Si oui, lequel? ~
    Non aucune.

    ~ êtes vous membre d'une autre communauté? Si oui, laquel? ~
    Non plus.

    ~ aimez vous les forums? ~
    Bien sûr, le forum est un endroit vraiment important pour la communication, pour avoir les dernières nouvelles, pour discuté, pour les évènements à venir.

    ~ au premier abord, vers quel type de roleplay vous dirigerez vous en tant que Rêveur? Rp forum, Rp via Chat, Rp sur les mmorpg, Jdr via logiciel... ~
    Je me tourne plutôt vers les RP Forums, ou encore MMORPG (principalement ça), après il m'arrive de faire, mais de façon rare genre une fois tous les cent ans du RP par chat.

    ~ vous vous voyez plus rêveur ou créateur? ~
    Rêveur.


    - les questions définis par votre profil -

    ~ Si vous êtes expérimenté en Roleplay, mettez le texte que vous avez écrit et que vous aimez le plus? ~
    Si vous voulez par MP ! Parce que bon, le texte que j'ai écris est une BG vraiment longue ...

    - le questionnaire totalement subsidiaire mais que certains aiment beaucoup -

    ~ le principal trait de mon caractère ~
    Bonne question ... Amicale...

    ~ ce que j'apprécie le plus chez mes amis ~
    La gentillesse, l'écoute et le rire.

    ~ mon occupation préférée ~
    Les animés, mangas, les jeux et MMORPG.

    ~ mon rêve de bonheur ~
    Bonne question ... Je te le dirai quand je le serai.

    ~ la couleur que je préfère ~
    Noir.

    ~ la fleur que j'aime ~
    La rose, lys.

    ~ l'oiseau que je préfère ~
    L'aigle

    ~ mes héros dans la fiction ~
    Le héros de Death Note, dans sa version de première saison.

    ~ mes héroïnes favorites dans la fiction [B]~[B]
    L'héroïne de Ride Back.

    ~ mes héros dans la vie réelle ~
    Mon grand-père du coté de ma mère je dirai ?

    ~ ce que je déteste par-dessus tout ~
    Les mensonges, certains légumes.

    ~ comment j'aimerais mourir ~
    Trop tôt pour moi de penser à ça, puis bon on verra ça le moment venu.

    ~ état présent de mon esprit ~
    Calme

    ~ fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence ~
    Bah ... tant que ce n'est pas confondre le verbe "être" et "avoir" ou encore "mes" et "mais", ça ira.

    ~ ma devise ~
    Respecte ceux qui te respectes, ignore les idiots, je dirai ça je pense.

    ~ mon nom ou pseudo ~
    Eledia suffira.

  2. #2

    Par défaut

    Bienvenue sur ce forum, Eledia.

    On discute de ton cas en interne, cela ne devrait pas prendre longtemps.

    N'hésites pas à lire le forum entre temps
    "Choisir son camp. Être de ceux qui pensent qu'ils vont agir un jour ou être de ceux qui agissent en assumant les risques"

  3. #3

    Par défaut

    Bienvenue Eledia (c'est Daliia)
    Jouis et fais jouir, sans faire de mal ni à toi, ni à personne, voilà je crois, toute la morale...

  4. #4

    Par défaut

    bienvenue à toi !!

    «On vit de ce que l’on obtient. On construit sa vie sur ce que l’on donne.»

  5. #5

    Par défaut

    Bienvenue ici Eledia.
    La vie est un combat, et le combat un jeu.

  6. #6

    Par défaut

    Par contre, tu vas pas y réchapper mais :

    Si vous voulez par MP ! Parce que bon, le texte que j'ai écris est une BG vraiment longue ...
    Tu vas pas y réchapper, ça sera surement pas aussi long que ça : http://www.spiritus-roleplay.fr/foru...1-Termin%C3%A9

    Alors lances toi
    "Choisir son camp. Être de ceux qui pensent qu'ils vont agir un jour ou être de ceux qui agissent en assumant les risques"

  7. #7

    Par défaut

    Roooh! Tu aurais au moins pu lui montrer un texte vraiment long :
    http://www.spiritus-roleplay.fr/foru...rdu-(Partie-I)
    http://www.spiritus-roleplay.fr/foru...du-(Partie-II)
    http://www.spiritus-roleplay.fr/foru...u-(Partie-III)

    Bon ok, j'ai été le rechercher loin celui là.
    La vie est un combat, et le combat un jeu.

  8. #8

    Par défaut

    Bah tellement loin que je n'y pensais même plus

    On attend ton texte Eledia, tous en faites, donc postes le ici
    "Choisir son camp. Être de ceux qui pensent qu'ils vont agir un jour ou être de ceux qui agissent en assumant les risques"

  9. #9

    Par défaut

    Doucement, doucement ... Je le retrouvai plus dans mon ordinateur et sur le forum. Par chance je l'avais encore sur mon disque dur externe. Bon, c'est la version original, et j'en ai d'autre. Celle-ci est ma deuxième meilleur BG que j'ai pu écrire.

    J'ai censuré un passage pour les âmes sensible et les mineurs de ce forum, j'ai préféré faire ça malgré les mots doux et non-directe. Ensuite, je n'ai pas fait de fiche d'identité, car j'ai jugé cela inutile, vu ce qu'il vous intéresse est le texte.

    Si vous voulez le deuxième BG, je pourrai le poster éventuellement.

    __________________________________________________ _

    BG écrite pour Lineage ][ pour un serveur RP Stricte.

    __________________________________________________ _

    Ferme-là, un médecin va venir ! Un médecin ! Bordel !

    Deux soldats sont à couvert dans un champ de bataille. Lieu inconnu. Date inconnue.

    On est que sacrifice, des pions, on sert juste pour conserver l’honneur d’un royaume, empire, de celui qu’on sert. On doit juste mourir pour la sureté, l’honneur d’un homme qui est sur son trône bien au chaud, alors que nous, soldats, on doit supporter l’horreur des guerres, perdre des frères et sœurs d’arme. J’étais une ancienne soldate qui rêvait d’être un héros pour son peuple, pour sa patrie, le modèle qui sert le parfait enfoiré assit sur son trône qui mange à sa faim et gaspille sa nourriture, qui dort sur un lit confortable. Maintenant je serais une soldate libre de mes choix, je ne serais plus le parfait animal de compagnie.

    Le soldat blessé regarde la fille.

    Tu voulais me connaître ? Bah écoute-moi avant de rendre ton dernier souffle. J'étais une gamine orpheline et paumée qui avait été recueillie par des roublards, la rue était mon domaine, je vivais la nuit, la lune éclairant avec les étoiles nos villes, c'était magnifique, les villes calme et vivante avec des coureuses de rempart qui se faisaient payer pour envoyer un client au septième ciel. On était des criminels, hors-la-loi, mais c'était notre raison d'être, j'avais fini par déteindre de ces autres gars qui voyaient la liberté autrement. Parfois on dormait à la belle étoile ou dans des grottes sombres et humides ou encore dans des maisons abandonnées. On faisait partie de la catégorie des roturiers, on n'avait pas une bourse pleine, de l'argent plein à faire exploser un coffre et encore moins un château avec un royaume à nos pieds. Je n'étais nullement jalouse, on s'en sortait, en volant chez les riches, en attaquant les voitures de marchand. On vivait hors des lois. À la longue, j'ai voulu voir un autre cap, quelque chose de différent que roublard, être de l'autre côté des gens que je méprisais, me discipliner, me forcer à grandir. Je me suis engagée dans l'armée quand j'avais 15 ans sans rien dire à mes amis, peut-être la peur qu'ils me tuent ou encore, qu'ils disent que je devrais avoir honte. Je voyais de tout, des hommes et des femmes, portant des arcs, des dagues, deux épées ou encore les chevaliers qu'on retrouve dans n'importe quel bouquin avec leur bouclier et leur épée. On pouvait aussi trouver les magiciens, ces poltrons, bourrés de puissance et de savoir, mais ils ne connaissent pas le fait de porter une armure de maille, avec son épée. Tu as dû connaître non ?

    Le soldat se contente de sourire en appuyant les dires de la dame.

    J’étais la plus jeune, la plus frêle de tout mon régiment, la seule avec un regard froid, vide, on savait directement que j'avais du vécu, que je n’étais pas une fille de papa et maman, que j’en voulais, que je ne me plaindrai pas, ça devait plaire aux supérieurs d’avoir une dure comme moi. J’en bavais lors de mes entraînements. Mon corps se transformait, plus les jours passèrent, plus je croyais que je ne pourrais plus bouger tellement j’avais mes membres lourds et douloureux, mais j’ai appris à aimer cette douleur et à en redemander. On se lève à l’aube, on ce couche au crépuscule, en mangeant une bouffe infecte, en écoutant et cirant les bottines de son supérieur sans ronchonner qui passe son temps à prendre son pied en nous gueulant dessus, c’était une habitude pour nous. Nous, soldats, on ferme sa gueule, on se sacrifie pour sa majesté, ce beau symbole, c'est ce que j'ai compris. Ce que j'ai aimé dans l'armée, c'était le sens de l'humour, les taquineries, les personnes qui ont diverses croyances voir aucune, les combats entre soldat pour se divertir, leurs hormones de « je suis le plus fort ! », tu avais aussi le droit de tuer sans être un criminel, le bruit des champs de bataille étaient comme une mélodie pour moi.

    Je m'égare ... Il y a longtemps quand une montagne humaine en armure noire abîmée avec plein de cicatrice sur le visage, il ne savait pas me parler sans gueuler, c'était un vétéran, on sentait son expérience de combat, ce qu'il a vécu. Il m'a dit de faire un choix : L'arc, deux épées, la dague, bouclier et épée ou la magie de pacotille. Tu as dû avoir le topo non ? J'ai choisi les deux lames comme tu l'as si bien remarqué, mais ce n'était pas facile, voilà, pour y arriver, faut prendre les choses comme elles viennent, sans baisser les bras et je voulais tant avoir deux épées, une dans chaque main. Mon maître était ce grand molosse qui devait faire deux mètres faciles, il me disait que je ne devais pas faire comme les sombres, c'est-à-dire : ne pas montrer mon cul et ne pas danser avec les lames comme une catin. Je devais faire danser mes adversaires sous la puissance de mes coups, leur apprendre que j’étais la mort, sans montrer de pitié, ni de regret. Je continuais mes entraînements qui sont devenus de plus en plus dur sous la surveillance de ce vétéran, mais je maîtrisais petit à petit les techniques des gladiateurs, ces guerriers qui sont nés dans le Colisée d’Aden d’après lui. Pourquoi je n’ai pas choisi la dague si je suis une roublarde ? Bonne question … Peut-être que mon honneur et fierté m’interdisaient de me comporter en lâche, en prenant de l’avant et non l’arrière de la personne ou rester dans l’ombre.


    Le champ de bataille se fait de plus en plus bruyant, le tir des canons de l’artillerie naine commence à chanter, le médecin n’arrivant toujours pas.

    Tsss, ces médecins ne sont pas pressés ... J'étais prête pour lui à commencer la guerre. Alors, mon supérieur m'envoya vite dans un camp de bandit, que je devais vider avec quelques troupes de bleusaille, en guise de test. Nous marchâmes toute la journée, à la nuit tombée, on reprenait des forces dans la taverne enfin pour mon supérieur c'était plus je me saoule que je me repose, j'avais l'impression de voir la ville sous un autre angle, mais avec les mêmes acteurs, c'est-à-dire les catins, les voleurs, les gars louches qui traînent dans les ruelles, les ivrognes et cette douce fraicheur que seule la nuit et la lune peut offrir. Mon commandant et moi on était d'accord sur un point, opter pour la destruction du camp des bandits d'une manière « pacifique », c'est-à-dire foncer tout en explosant tout sur son passage, simple mais efficace. Je sais pacifique ne veut pas dire violente et radicale mais bon, c'était ironique et c'était notre version « pacifique » à nous, rien qu'à nous.

    On n'avait pas d'information convenable pour établir un autre plan. Le camp était tombé en cinq minutes, les têtes tranchées pour certain, le camp trempé par le sang des bandits et de quelques soldats morts tellement sur d'eux. Je crois que durant cette mission, le monde parfait et sans violence dans mon esprit à voler en éclat, les missions continuèrent, mon innocence s'envola peu à peu. Protéger, tuer, sécuriser, on se limite à cela, on ne servait qu'à cela.


    Le soldat demande si elle a échoué à un moment.

    Pendant une mission, cela a tourné dans un bordel des plus complet, on était tombé sur une embuscade totalement stupide, faute d'information. On s'était fait arrêter, on était dans un chariot avec des barreaux. On nous sortait un par un sur plusieurs jours ou semaines, je ne sais pas le temps fut long, trop long, je commençais à avoir peur tu sais ? Car il ne revenait pas, un à un mes frères et soeurs d'armes disparaissaient comme ça... Je fus la dernière, on m'emmena dans une grotte, la pièce était à peine éclairée, mais ce que je pouvais voir, c'était le sang encore bien frais, des têtes de mes compagnons piquées sur une lance bien à ma vue, pour dire ce qu'il va m'arriver. Sur une table voisine, je pouvais entendre les craquements, hurlements d'un de mes gars, son regard disait ne parle pas, j'en avais pas l'intention. On me frappait pour que j’entre, puis on me déshabilla. Je passais pour un sac de sable qu’on pouvait taper. Comme si ça ne leur suffisait pas, on me viola, [passage censuré], j’avais hâte que ce gros con finisse de prendre son pied. Une fois fini, je reprenais des coups, on voulait que je parle à tout prix, j’étais leur dernière chance, je leur disais d’un rire qui voulait cacher mon infériorité et ma faiblesse : Je ne parlerai pas !

    J'étais sale, affamée, épuisée, je sentais que j'allais trépasser, pourquoi n'ai-je rien dit ? Pourquoi j'ai gardé des informations qui protègent le cul d'un symbole et d'un peuple ? Par chance, une unité m'a sauvé de ce calvaire. On était fier de moi d'avoir tenu ? Tu parles, j'étais bafouée, humiliée, je n'avais qu'une envie, les prendre un par un, les faire souffrir pour ce que j'ai eue, ce que j'ai ressenti. De grâce, ces bâtards eurent de la chance que je sois affaiblie. On me força à prendre du repos, on me balançait « Oublies!! » Comment je pourrais oublier ma dernière mission ? Cette cicatrice sur mon visage me la rappellera toujours et cette fine cicatrice qui coupe à peine mon sourcil droit. Cette mission m'avait rendu plus sombre, plus froide, je tuais ma souffrance à l'entrainement.

    Le soldat grimace puis tousse, crachant un peu de sang. Demandant qu'elle continue l'histoire.

    Au bout de quelques mois je reprenais la route, mes missions, j'étais dans une unité provisoire. Les bleus étaient fiers de leur accomplissement, tout comme moi enfin à moitié, on croyait gagner de la fierté, le respect de notre pays surtout de la reconnaissance, mais qu'est-ce que c'est : Cinq soldats simples et inconnus contre une armée qui a plusieurs milliers de boîtes en fer, qui sont prêtes à mourir pour leur patrie ? On s'était voilé la face en pensant cela, je l'avoue. A la fin de chaque mission les corbeaux chantaient. Parfois le cimetière se remplissait de quelques soldats morts au combat pour le bien d'un crétin assit sur son trône et qui s'en tape de ta mort. J'ai fini par remarquer qu'on passe des années à servir un royaume, mais que si tu refuses un ordre ou tu ne fais pas ce qui est convenu, tu passes pour un pleutre, un traître et non pour une personne qui a réfléchi et qui ne joue pas l'aveugle. Mes missions continuèrent en parallèle avec mes entraînements. Les têtes tombèrent, allant du simple bandit, aux troupes de Zaken, Orfen ou d’un crétin qui a voulu faire son coup-d’état et son intéressant. Je ne regrette pas ma vie, mes choix, j’assume. Je suis contente d’avoir vécu dans les bas quartiers qui sont délaissés par les bourgeois qui fuiraient en peu de temps tellement qu’ils auraient la frousse. Je suis contente que ma curiosité m’ait poussé dans l’académie militaire, toutes ces années qui m’ont transformé comme si j’étais forgée à coup de marteau d’un forgeron, me volant à chaque coup mon innocence, mes craintes, ma culpabilité de tuer, me rendant plus forte.

    Sillonnant tant de nuit. Des rêves glacés, des larmes séchées. On m'a formé dans le but que l'amour ne soit pas pour moi, je me haïssais déjà moi-même de voler des vies, de prendre le père attendu par une femme et leur enfant, de prendre plaisir à tuer sans regretter et sans m'excuser. Tu sais, je ne vois toujours pas la fin de notre voyage après un si long chemin parcouru, traînant derrière moi mes souvenirs, mon passé froid et sombre comme les ténèbres. Tant que j'aurais la force de continuer, je le ferais, j'avancerai. Si on s'en sort, j'arrête l'armée vraiment, quitte à l'affronter elle-même.


    Le soldat demande à la fille si elle a peur d’affronter l’armée.

    Ouais! Qui n'aurait pas peur ? Elle est seulement moins présente, car j'évite d'y penser, mais voilà, je me suis égarée un peu, bref, je me suis retrouvée portée vers une autre division ressemblant plus à mon style de combat, le bateau de l'île des murmures quitta le port à son bord quelques soldats sélectionnés. On était en route pour Aden, mais au lieu d'aller au cimetière avec le son du clairon et la tenue sombre d'honneur, faire hommage à un gars mort au combat, non cette fois, on allait au château pour changer. Il n'y avait pas de chambre improvisée, il n'y avait rien pour nous, sauf la même bouillie en guise de nourriture. Notre seul but de ce rapprochement de cette ville clé du royaume était la destruction d'un camp tenu par des gars de Zaken. A peine arrivé, il fallait qu'on se repose quelques heures après avoir bien « mangé » avant d'attaquer cette menace dites « IMPORTANTE ». On se mit en route, dépités. On regardait notre connerie en face, risquer notre peau pour des riches, pour un roi, pour une ville qui agresse les yeux de sa blancheur et luminosité. C’est une belle connerie de mourir sans reconnaissance, mais c’est la vie de pion, la vie de soldat. On suivait le commandant sur des lieux qui m’étaient inconnus, impossible à retrouver pour moi. Ce lieu était bercé bar le hurlement de barbare, par la mélodie que les canons dégageaient.

    C'est là que je t'ai rencontré, il m'a fallu dix années de carrière militaire pour te trouver, toi, on dirait presque que tu es mon frère. Après, comme tu le sais si bien, on a avancé pendant quelques semaines ensemble, on a récupéré des terrains, fait une pause avant de reprendre et finir la dernière étape. Là où tu t'es fait planter une épée dans le ventre. D'ailleurs cela me fait penser que j'ai gagné mon pari, c'est toi qui es blessé le premier. Tu comptes faire quoi une fois soigné ? Partir et laisser l'armée toi ? Après tout, je ne pense pas que ça soit ton genre d'être dans l'armée vue ton regard.


    Le soldat lui demande ce qu’elle compte faire et quel est son nom en lui précisant qu’il ne va pas tenir longtemps.

    Qui sont mes parents, pourquoi ils m’ont abandonné ? Qui je suis ? Je trouve que j’ai assez perdu de temps pour un pleutre qui sert juste de symbole sans trouver de réponse. Mes années de roublarde, mes années de soldate vont me servir à m’en sortir dans cette nouvelle vie, je suis jeune et belle enfin je crois, dans les bouquins, les belles s’en sortent tout le temps. Mais d’abord je pense aller à Gludio, ou bien Dion, quelques temps histoire de me faire oublier.

    Les combats semblent finis, le soldat commence à donner son dernier souffle, il murmure : « Bonne chance, sois forte et merci de m'avoir parlé de toi. ».

    Je m'appelle ... Je m'appelle Sicia, adieu mon ami ... Merci de m'avoir écouté.

    Le soldat rendit son dernier souffle, tandis que le médecin arrive enfin, elle quitta le champ de bataille tout en maudissant les soigneurs qui mirent du temps à arriver. Officiellement l’adjudant Sicia est morte au combat sans qu'on est pu retrouver son corps. Les rumeurs disent qu’une soldate en armure noire avec deux épées, aurait atterri à Dion pour réparer son armure et ses armes ensanglantées puis à finit par s’y poser. Un an plus tard, elle disparut de nouveau. Il semblerait qu’elle recherche un travail et une autre vie.

  10. #10

    Par défaut

    N'y vois pas de l'empressement hein^^. Juste que d'autres l'ont demandé en interne, je n'en ai que fait le relais .

    Merci pour le partage dans tous les cas, très agréable à lire.

    On en discute en interne et on revient vers toi.
    Dernière modification par Khuram ; 07/04/2011 à 12h58.
    "Choisir son camp. Être de ceux qui pensent qu'ils vont agir un jour ou être de ceux qui agissent en assumant les risques"

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