World of Ruin - Nobuo Uematsu
Il avait besoin de la voir. Non pas qu'il ne voyait pas souvent mais il en avait besoin plus qu'un autre jour. Il l'avait trouvé vaquant à ces occupations dans les hauts quartiers de la cité. Elle donnait ces ordres habituelles. Après une brève discussion, ils décidèrent d'aller se promener à l'extérieur de la cité afin de pouvoir prendre l'air ensemble. Ils avaient décidé de s'installer sur l'un des pontons à l'extérieur de la cité, l'air y était sain et l'eau assez clair en cette journée.
- Je fais un rêve étrange ces derniers temps...
Il lâcha cela immédiatement, c'était un poids dont il avait besoin de partager.
- Tu m'en as déjà parlé l'autre fois. Quel est-il?
- Je rêve de ces plaines dont j'ai rêvé mille fois autrefois mais étrangement, je suis serein, il y a une femme quasiment nue...
- Pervers !
Khuram ne pouvait s'empêcher de sourire. Il savait qu'elle plaisantait et qu'elle ne souhaitait que le soutenir.
- Puis je tombe et je meurs mais étrangement je suis serein durant le rêve. Je n'ai pas peur...
Il la regardait en souriant. Il savait qu'elle même ne comprenait pas cela mais cela lui faisait du bien d'en parler.
- J'ai une question pour toi. Qu'est ce que tu as ressentis quand Elles sont mortes et que le lien a disparu?
Daliia le regarda un instant avant de répondre. Ce n'était pas si simple.
- J'ai ressentis comme si le monde s'écroulait autour de moi. Comme si plus rien ne serait comme avant.
- Un grand vide. Elles étaient tellement lié à toi que je ne pourrais même pas dire les conséquences réels que cela a du avoir.
Elle lui sourit malgré tout tentant d'être rassurante après tout ils allaient bien tous les deux puis elle posa la main sur sa cuisse.
- Et toi, qu'as tu ressentis?
- Tu sais, depuis que je suis Maitre du Silence, je n'ai eu qu'une seule obsession, me débarrasser de cette douleur. A présent, que je ne l'ai plus, je me sens totalement perdu, comme si j'avais perdu une partie de moi.
Leur discussion les fit sourire, après tout, ils avaient révé de cette tranquillité autrefois mais ce n'est jamais aussi simple. Brusquement alors qu'ils restaient ainsi pensif. La terre se mit à vibrer étrangement autour d'eux. Le ponton sur lequel il se trouvait tremblait sur ces fondations. Cela ne dura qu'un bref instant mais pourtant c'était bien réel.
Ce ne fut que quelques temps après que le dénommé Esmir et Valentinus arrivèrent. Ils mirent rapidement cet incident de coté. Ils ne savaient pas si ils avaient ressentis ce tremblement et ils y auraient plus de temps pour faire des recherches et en apprendre davantage. la discussion fut plus frivole. Cela leur permit de se détendre. Il était question de grosse vache et de meurtre.



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