Je ne pourrais dire combien de temps je suis rester dans l'ombre ce soir là. Combien de temps j'ai retenu ma respiration à l'approche de cet homme. J'étais nerveuse et j'ai du prendre sur moi pour me contrôler. Ce n'est pas dans mes habitudes mais ce contrat n'était pas un contrat comme les autres. C'est le contrat, celui qui me porte depuis des années. Celui qui a fait de moi la femme d'aujourd'hui. Celui que je n'ai pas le droit de laisser filer...
Je m'approche lentement, la foule ambiante suffit à me faire passer inaperçu et de toute façon, il ne se souvient surement plus de moi. Arrivée à sa hauteur, son odeur me ramène plusieurs années auparavant, elle me prends à la gorge, suffoquent presque. Il faut que je me reprenne, pas maintenant, pas là.
Je lui frôle la main et viens lui murmure quelques mots. Rien d'extraordinaire, j'ai étudier ma cible, je sais ce qu'il faut lui dire pour qu'il ne montre aucune résistance. Il me suivra sans que j'ai besoin d'employer la force, je dois la préserver pour plus tard. Mes mains sont moites malgré tout.
A l'abri d'une ruelle, nous sommes seuls. Cela n'était jamais arrivé avant. C'est la première fois que je le vois, la première fois que j’aperçois ces mains qui m'ont tout enlever. Il s'approche de moi, il peut presque m'embrasser, il ne se doute certainement pas de ce qui l'attends, tant mieux, son regard, juste avant de mourir, n'en sera que meilleur.
Je sors le data pad et le lui tend avec un sourire satisfait.
- Un homme de ta trempe devrait savoir qu'on ne laisse jamais de preuves derrière soi...
Il rit grassement, je n'en attendais pas moins.
- Va en parler à mes bâtards de mômes, ceux pour qui j'ai épargner leur catins de mère.
Ses paroles accentuent mon sourire, je me penche et sans qu'il ne s'en rende compte, aider par l'obscurité des lieux, je lui attrape l'entrejambe, assez fort pour l'empêcher de bouger et l'obliger à m'écouter.
- Tu as au moins épargner cet enfer à la mienne.
J'avais aucune intention de le tuer rapidement, non, je voulais que sa mort soit lente, douloureuse, pénétrante. Sans le quitter des yeux, j'ai sorti mon couteau et en un coup d’œil rapide, j'ai cogner, au niveau du poumon, entre la septième et la huitième côte et j'ai redresser le couteau pour perforer le poumon et le voir s’asphyxier. Il happer de l'air, cherchant à reprendre une respiration qui lui échapper de plus en plus. Son regard m'implorait et je jubilait, il souffrait et je savourais. J'aurais voulu pouvoir manipuler le temps à cet instant pour le voir souffrir encore longtemps. Puis, je lui offrait le coup fatal, pouvoir intense de celui qui le maitrise, il dévoila son dernier soupire.
J'ai laisser retomber le corps, soulagée d'avoir réussi à accomplir l’œuvre d'une vie, un poids s'évadait, à présent, je pourrais vivre.
Je m'échappe de la ruelle comme si je laissais toute un pan de ma vie, libérer d'un fardeau et avec l'impression d'avoir accompli quelque chose.
Un appel sur mon holo-com me tardait pas à me ramener à la réalitée.
- Léo, qu'est ce que tu fous? Ca fait des heures que j'ai repérer le contrat, j't'attends, ramènes ton cul !
Je ris, les quelques mots de Glitter me ramenant les pieds sur terre.
- J'arrive. J'ai régler ce qui devait être régler. Je suis là dans dix minutes.
Un autre contrat, une autre personne à tuer, avec toujours la même façon de faire, professionnel et efficace. C'est pour cela que mes clients font appel à moi. J'ai peut être plus de tact qu'un homme et ils ne le regrettent jamais...


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